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Décembre 2008 - Saumon de Loire : un plan de sauvegarde pour 5 ans

Depuis plusieurs dizaines d’années, le saumon fait l’objet de programmes de restauration successifs sur le bassin de la Loire. En 1994, la sauvegarde de cette espèce emblématique est inscrite au sein du Plan Loire grandeur Nature. A l’issue de ce plan des actions fortes ont pu être réalisées : fermeture de la pêche, effacement de plusieurs ouvrages constituant des obstacles importants pour les migrations, mise en place d’un réseau d’outils de suivi de l’espèce et construction du Conservatoire National du Saumon Sauvage à Chanteuges.

En 2007, la direction de l’eau du Ministère de l’Ecologie a demandé à la Directions régionales de l’environnement de bassin Loire-Bretagne (DIREN) de piloter l’écriture et la mise en oeuvre d’un nouveau plan de gestion du saumon et de coordonner l’action des différents partenaires impliqués dont les principaux opérateurs que sont l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA), l’association Loire Grands Migrateurs (LOGRAMI) et le Conservatoire National du Saumon Sauvage (CNSS).

Mise en place d’une nouvelle gouvernance

Le rôle de chacun des opérateurs a été précisé. Le CNSS est dorénavant responsable de l’ensemble de la filière du repeuplement ce qui inclut les captures de géniteurs, la production de juvéniles et leurs déversements pour l’ensemble du bassin de la Loire. De son côté, LOGRAMI est en charge des suivis en continu (tels que les stations de comptage) et plus généralement de la coordination du recueil des données biologiques. Pour assister la DIREN dans l’écriture et la mise en oeuvre du plan, un groupe technique, nommé le Comité des Experts « Saumon » et réunissant l’ONEMA, LOGRAMI et le CNSS a été constitué.

En parallèle, un conseil scientifique, composé principalement de spécialistes internationaux, s’est réuni en février 2008 et à émis des orientations sur l’écriture du plan. Ce conseil de 9 membres, créé par le CNSS pour traiter des aspects d’élevage et de repeuplement, a vocation à être élargi dans sa composition et requalifié dans ses attributions pour traiter l’ensemble des thématiques abordées par le plan de gestion.

Adoption d’un programme sur 5 ans

Le plan de gestion des poissons migrateurs 2003-2007 a été prorogé jusqu’au 31 décembre 2008. Aussi, avant la fin de cette année, un nouveau plan sera adopté pour encadrer la gestion des espèces potamotoques : saumon, aloses, lamproies, truites de mer pour la période 2009-2013. Le plan de gestion saumon constituera la partie relative au saumon du Plan de gestion des poissons migrateurs. Un plan de gestion national, constitué en partie des plans des différents bassins, sera transmis à la commission européenne en fin d’année en vue d’une mise en application de nouvelles règles de gestion au 1er juillet 2009.

En parallèle, il convient de rappeler que le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) outil de planification déclinant la mise en oeuvre de la directive cadre sur l’eau à l’échelle du bassin Loire-Bretagne, sera adopté en 2009. Le projet de SDAGE actuel contient déjà un certain nombre d’orientations et de dispositions qui touchent à la gestion des grands migrateurs notamment tous les aspects relatifs à la qualité des eaux, à la gestion des milieux et au rétablissement de la continuité écologique. Ces éléments vont être amenés à évoluer afin notamment de prendre en compte les dispositions du projet de loi relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement.

Vers le renouvellement naturel de la population

Il est difficile de rétablir ou de stabiliser la qualité des milieux aquatiques d’un bassin versant en un temps très court. La restauration du saumon nécessite un effort dans la durée, l’échelle de temps raisonnable étant de plusieurs décennies. Compte tenu de la situation extrêmement préoccupante et du risque d’extinction de cette espèce dans le bassin de la Loire, l’objectif à long terme des plans de gestion du saumon du bassin de la Loire sera d’assurer la pérennité de l’espèce en permettant le renouvellement naturel de la population.

Pour la période 2009-2013, l’objectif est d’enrayer l’extinction de l’espèce en sauvegardant les individus encore présents sur le bassin et conservant un noyau de population apte à survivre dans le milieu.

Pour atteindre cet objectif, l’ensemble des mesures proposées devra conduire à limiter au maximum l’impact des différentes pressions qui s’exercent sur la population (braconnage, blessures, maladies ….) et sur ses zones de vie (obstacles aux migrations, qualité de l’eau et des habitats …).

Création d’une zone sanctuaire

Sur le bassin de l’Allier, l’étude des potentialités du bassin met en évidence que la zone amont de l’Allier est la meilleure en terme d’habitats de reproduction. La préservation des qualités de cette zone apparaît donc comme indispensable à la sauvegarde de l’espèce.

Aussi, la zone à l’amont de Langeac sera considérée comme une zone « sanctuaire », à préserver, réservée au saumon sauvage :

zone au sein de laquelle l’impact des pressions anthropiques doit être réduit au maximum (obstacles, qualité de l’eau …)

zone réservée à la population naturelle dans laquelle aucun repeuplement ne sera effectué

zone au sein de laquelle un suivi particulier sera réalisé sur les saumons adultes à la montaison, sur les nids de frai et l’incubation des oeufs, sur les juvéniles en phase de croissance puis lors de leur dévalaison.

Par ailleurs, l’ensemble des mesures mises en oeuvre à l’échelle du bassin doit favoriser l’accès d’un maximum de saumons à cette zone sanctuaire.

Poursuite d’un repeuplement diversifié

La salmoniculture de Chanteuges va poursuivre ces opérations de déversement sur les zones de grossissement à différents stades de développement des juvéniles :

  •  l’œuf embryonné placés dans des incubateurs de terrains. 4 incubateurs seront alimentés sur des affluents de l’Allier situés à l’aval de la zone sanctuaire
  •  l’alevin nourris de 0.5 à 1 gramme
  •  le smolt de 1 an

Cours d’eau

Œufs                          en incubateurs

Alevins                (0.5 à 1g)

Smolt                     (1 et 2 ans)

Allier et affluents

200 000

570 000

220 000

Affluents de l'Arroux

0

75 000

10 000

Gartempe et affluents

0

200 000

20 000

TOTAL

200 000

845 000

250 000

Le repeuplement en saumon sur le bassin de la Loire est réalisé à partir de géniteurs sauvages capturés dans l’Allier. Les captures de géniteurs seront étalées sur la période de migration afin de disposer d’un échantillon représentatif de la diversité du contingent migrant. En effet, la population du bassin Loire/Allier abrite trois composantes de saumon déterminées selon l’âge de mer : le castillon ou madeleineau qui séjourne 1 hiver en mer et se présente en zone estuarienne de mai à juillet, le petit saumon de printemps qui séjourne 2 hivers en mer et le grand saumon de printemps qui séjourne 3 hivers en mer qui s’engagent en rivière d’octobre à mai.

 Le CNSS s’engage également à mettre en place les moyens permettant d’assurer la traçabilité complète de sa production. Celle-ci permettra de faire la part des poissons originaires de repeuplement et des poissons d’origine sauvage par des moyens de reconnaissance génétique et plus particulièrement la reconnaissance de la parenté. L’analyse préliminaire des gênes et du lien de parenté a été effectuée sur 5 individus de 18 familles différentes du CNSS. L'analyse montre que l'attribution du lien de parenté est correcte (taux de succès d’au moins 98.5 %).

 Sur les sous-bassins de la Gartempe et de l’Arroux, le programme consiste à poursuivre la réintroduction du saumon en vue de stabiliser la présence d’une population de saumon sur ces sous-bassins.

 
Mise en place d’un tableau de bord

 Le Tableau de bord est un dispositif régulier d'acquisition des caractéristiques de la fraction de population et du milieu. L'objectif est de se donner les moyens d'une gestion et d'un développement durable de l'espèce. Il fournit des indicateurs permettant de fixer des niveaux d'alerte et d'évaluer les impacts des mesures de gestion. Pour ce fait, le Tableau de Bord utilise toutes les données disponibles sur le saumon et son habitat auprès des administrations, scientifiques et usagers sur l'ensemble des réseaux hydrographiques concernés et plus particulièrement les données relatives aux stations de comptage, le recensement et la localisation des frayères, le suivi de la dévalaison à l’aide de tambours rotatifs et de pêches scientifiques réalisées par des professionnels, les pêches électriques de tacons automnaux….

 
Evaluation des pertes en ligne

Un des objectifs du nouveau programme est de mettre en place de nouvelles études afin d’estimer le nombre de saumons entrant dans le bassin de la Loire et d’évaluer leur état sanitaire. En effet, la première station de comptage est située à 650 km de l’océan et depuis plusieurs années, différents suivis ont mis en évidence que plus d’un saumon adulte sur deux présente des blessures relativement étendues. Cette opération et plus particulièrement la capture d’adulte pourra mobiliser certains pêcheurs professionnels. Des opérations de marquage par transpondeur avec la détection automatique des poissons sur quelques points de l’axe sont également envisagées.

Le même type d’étude sera réalisé au moment de la dévalaison. Afin de caractériser annuellement la date de passage des poissons en fonction de leur secteur d’origine, quantitativement et qualitativement la migration, le contingent dévalant de saumoneaux sur l’Allier sera estimé par l’intermédiaire de plusieurs dispositifs amovibles de capture (type piège rotatif) pour la partie amont. En raison de la largeur de la Loire sur la partie aval, l’utilisation de tambours n’est pas appropriée à l’échantillonnage de smolts. La capture de smolt sera donc réalisée par un pêcheur professionnel au guideau.

 

Décembre 2008 - Opération de marquage des futurs smolts

Objectif

Le marquage de smolts issus de repeuplement est actuellement la seule information disponible sur l’origine d’adultes et la part de ces poissons issus d’alevinages (au stade smolt) de ceux issus de la reproduction naturelle et/ou de déversements à des stades juvéniles (œuf et alevin).

Matériels et méthodes

Les mutilations de nageoire ou d’une partie osseuse sont utilisées depuis plus de 100 ans. La mutilation est généralement réalisée en coupant ou en perforant une nageoire ou une partie du corps. On peut préconiser par ordre de traumatisme croissant l'ablation de : l'adipeuse, d'une pelvienne, puis ensuite d'une pectorale. L'ablation de la dorsale, de la caudale et de l'anale est par contre déconseillée. Ce type de marquage, à l’exception de la nageoire adipeuse, nécessite une re-capture plus ou moins rapide. En effet, selon Gibson (1967), la régénération des nageoires, à l’exception de la nageoire adipeuse, est complète au bout de 6 à 7 mois. Après 3 mois, la régénération de la nageoire pelvienne est de 53.4 % contre 0.2 % pour l’adipeuse. Du fait des quantités importantes d’alevins déversés (600 à 800 000 individus/an) et du temps nécessaire à la cautérisation des petits individus, cette technique n’est réalisable que pour les stades saumoneau ou smolt. Même à ce stade, des taux de non ablation ou d’ablation partielle peuvent être enregistrés (10 % en 2007).

Bilan du marquage

L’opération de marquage des jeunes saumons 2008 s’est déroulée du 21 au 24 octobre puis du 27 au 29. Au cours de ces 7 journées 227 000 individus ont été marqués. Cette opération a été assurée par le Conservatoire National du Saumon Sauvage avec le soutien de nombreux bénévoles de l’Association Protectrice du Saumon, de la Fédération pour la pêche et la protection du milieu aquatique de Haute-Loire, des Associations Agréées de Pêche et Protection du Milieu Aquatique de Langeac et de Langogne et du WWF Auvergne.

 

Septembre 2008 - Marquage génétique et assignation parentale

Chaque individu possède dans son génome des d’ADN qui codent des gènes et des protéines non codantes. Ces protéines ont pour caractéristique d’avoir des paires de nucléotides qui de se répètent en microsatellite ou séquence microsatellite. Celui-ci est formé par une répétition continue de motifs composés de 2 à 10 nucléotides. Cette séquence est également appelée simple séquence repeats (SSR), short tandem repeats (STR), ou variable number tandem repeats (VNTR).

La longueur de ces séquences, c'est-à-dire le nombre de répétitions, est variable d'une espèce à l'autre, d'un individu à l'autre et d'un allèle à l'autre chez un même individu. En revanche la localisation de ces séquences sur le génome est relativement conservée entre les espèces, c'est-à-dire que leur localisation est sensiblement la même entre des espèces phylogéniquement proches.

Ce polymorphisme des microsatellites peut être utilisé comme marqueur génétique afin réaliser des recherches de paternité.

L’analyse préliminaire des gênes et du lien de parenté a été effectuée sur 5 individus de 18 familles différentes du CNSS. L'analyse montre que l'attribution du lien de parenté est correcte. D’avantages d'analyses sont actuellement en cours sur les tacons pour examiner si ces poissons appartiennent aux familles typées. Ceci donnera une indication du taux d’erreur en classifiant les poissons d’origine sauvage (reproduction naturelle) ou issus de parents de Chanteuges. Le travail réalisé jusqu'ici prouve déjà que la méthodologie permettra d’identifier avec succès l'origine des poissons avec un taux de succès d’au moins 95 %, mais plus probablement > 98 %. (Verspoor, non publié). L'analyse des microsatellites des alevins issus de croisements connus et réalisé au Conservatoire National du Saumon Sauvage et celle des poissons du milieu naturel a donc réussi. Le choix précis de la technique (type et nombre de microsatellites) devra être défini pour être le discriminant possible.

Mai 2008- Mise en place d'un piége à smolts

Depuis 1994, la collaboration entre le Ministère des ressources naturelles et de la faune du Québec et le CNSS permet de nombreux échanges. C’est dans ce contexte que Daniel Fournier, technicien de la faune, est venu apporter ses compétences en matière de piégeage de smolts. Grâce à son expertise et sa rigueur nous avons pu installer le premier tambour rotatif français. Ce système, déjà très répandue au Québec, fait désormais partie des nouveaux systèmes de compréhension et d’évaluation de la population de saumons de la Loire et de l’Allier.

L’estimation du nombre de smolts se fait par une méthode de « capture-recapture ». Des smolts sont capturés dans le piège, marqués (légère ablation de la nageoire caudale) et relâchés en amont du piège (2 km). Le nombre d’individus recapturés permet d’estimer la population de smolts totale.

La capture de smolts permettra également de déterminer les périodes d’activités de dévalaison, les caractéristiques biométriques des poissons (taille, poids) ainsi que l’état sanitaire apparent des poissons. Un prélèvement de tissu à des fins d’analyse génétique renseignera sur la variabilité du contingent dévalant et la présence éventuelle de famille.

 

Mars 2007 - La nourriture et l'alimentation des jeunes saumons

Les postes d’alimentation des tacons sont habituellement très distincts, quoique souvent situés dans d’étroits courants. Ces courants peuvent être partagés par plusieurs tacons dans la mesure où il n’y a pas d’interférence entre eux. L’écoulement d’un courant est beaucoup plus tourmenté sur une portion de rivière recouverte de gros cailloux, de pavés et de rochers affleurants que sur un lit de rivière plat et uniforme. Les parties rocheuses hébergent une densité de tacons plus élevée. Il est possible que les types d’écoulements plus complexes induits par ces surfaces et la façon dont ils répartissent la nourriture amenée par le courant puissent constituer un facteur favorable de grossissement. Les tacons plus gros ont tendance à choisir les courants les plus rapides qui distribuent les divers aliments au poisson en poste à un débit plus élevé que ne le font des courants plus lents.

Une étude provenant de la rivière Tilt a montré qu’environ les trois quarts de la nourriture prise par les tacons étaient composés des divers aliments entraînés vers l’aval par le courant. L’autre quart comprenait des nymphes et des larves (ephemeophera, plécoptera, trichoptera et similium) que les  tacons délogent du lit de la rivière à proximité de leurs postes de chasse.

En dehors des divers aliments qui sont amenés par le courant, les proportions prises en surface (insectes ailés adultes, la plupart des groupes mentionnés ci-dessus se tenant sur la surface) et légèrement sous la surface (la plupart des nymphes et pupal montantes éclosent à la surface) étaient grossièrement égales et dépassaient de façon importante les aliments dérivant près du fond de la rivière.

Ceci montre que les tacons, vis à vis de la nourriture, concentrent leur attention sur la surface ou très près, plutôt que sur toute la hauteur d’eau, tout particulièrement lorsque les insectes aquatiques montent éclore à la surface, et que les mouches qui viennent d’éclore se tiennent sur la surface elle-même. Environ un tiers des aliments dérivant étaient attrapés aussitôt qu’ils pénétraient dans le poste de chasse, mais deux tiers étaient pris légèrement en aval, après que le tacon ait minutieusement inspecté les proies de près.

Les observations effectués sur les rivières du nord-ouest de l’Angleterre montrent que les tacons sont des mangeurs opportunistes, prenant toute sorte de nourriture comme et quand celle-ci se présente. Un soir d’été, au cours d’une éclosion éparse de blue-winged-olives (Seratella iguita), les tacons ignoraient totalement la nourriture de fond et concentraient leur attention à la fois sur les nymphes montant pour éclore et les subimagos ailés (que les pêcheurs appellent « duns »). A l’approche du coucher du soleil cependant, les tacons ont détourné leur attention sur un nombre considérable de femelles imagos mortes ou mourantes (spinners) « d’automne dun » (Ecdyonurus dispar) qui, après avoir déposé leurs œufs s’effondraient exténuées sur la surface de la rivière. Au cours d’un après-midi et d’une fin de soirée de mai, les tacons d’une portion particulière de rivière ont été observés à changer leur alimentation six fois, au fur et à mesure que les éclosions successives de différentes espèces de mouches aquatiques se produisaient.

Plusieurs études ont indiqué que le tacon prenait une proportion beaucoup plus petite d’insectes terrestres que la truitelle. Ceci peut être dû au fait que la truitelle a tendance à choisir les portions de lit situées à proximité des berges où la végétation marginale surplombe. Cette végétation génère la plupart des insectes terrestres qui atteignent la surface de la rivière et ainsi tendront à profiter davantage aux truitelles. Dans les rivières accueillant une populations importantes de saumons et de truites, une telle séparation des aires d’alimentation réduit la compétition nutritive entre ces deux espèces étroitement apparentées.

 

Octobre 2007 - Opération de marquage des futurs smolts.

Le marquage des jeunes saumons par ablation de la nageoire adipeuse doit permettre de définir les taux de retour du saumoneau à l’adulte. Cette stratégie est la seule permettant d'identifier les géniteurs lors de leur retour en rivière. En effet aucun traçage des produits de repeuplement (œufs et alevins) ne permet actuellement de distinguer la part des poissons originaires de repeuplement des poissons d’origine sauvage.

Même si les résultats en terme de retour sont faibles (de l’ordre de 1 à 2 pour 1000) la proportion de ces poissons dans le contingent d’adultes est loin d’être négligeable. En effet lors des opérations de piégeage réalisées cet automne 10 poissons sur 29 capturés provenaient de déversements de smolts soit près de 1 poisson sur 3.

Les sujets marqués du 23 au 26 octobre dernier seront déversés fin février 2008 et seront repérés aux stations de comptage de Vichy puis de Langeac après 1 à 3 années passées en mer (2009 à 2011 pour ceux qui dévaleront en 2008 et de 2010 à 2012 pour ceux qui passeront un an de plus en rivière).

Une partie des smolts marqués est destinée à la constitution du stock de géniteurs enfermés et sera, de ce fait, conservée à Chanteuges.

Cette opération d’envergure, organisée par le Conservatoire National du Saumon Sauvage a été réalisée avec le soutient important de nombreux bénévoles du Syndicat Mixte d'Aménagement du Haut-Allier, de l’Association Saumon Sauvage, de l’Association Protectrice du Saumon, l’AAPPMA de Langeac et de Langogne ainsi que du WWF.

Le Conservatoire National du Saumon Sauvage remercie très sincèrement l'ensemble des participants.

 

Octobre 2007 - Campagne de capture des géniteurs

Afin d’assurer une bonne variabilité génétique de la population, la Résolution de Williamsbourg (Resolution by the Parties to the Convention for theConservation of Salmon in the North Atlantic Ocean to Minimise Impacts from Aquaculture) préconise l’utilisation chaque année de 50 mâles et de 50 femelles. Lors de la réunion du Comité Scientifique du Conservatoire, il a été précisé que dans des conditions de pénurie en reproducteurs, ce nombre d’individus peut toutefois être plus faible (25 mâles et de 25 femelles.) mais respecter au mieux le sexe ratio de un mâle pour une femelle.

Conformément à l’arrêté préfectorale du 27 septembre 2007, le Conservatoire National du Saumon Sauvage procède depuis le 1 octobre à la capture d’adultes au piège de la Bageasse à Brioude. Afin de limiter l'impact de ces prélèvements sur les capacités de reproduction de la population naturelle, un mâle sur deux et une femelle sur deux sont systématiquement relâchés, à concurrence de 25 mâles et de 25 femelles.

Devant le déficit de mâles présents tant dans le milieu naturellement qu’au Conservatoire le Comité Scientifique a également préconisé de capturer des tacons sur des zones exemptes d’alevinages. Parmi ces tacons, certains vont maturer précocement (males précoces) et pourront ainsi être utilisés pour la reproduction.

Juillet 2007 - Le CNSS au comité de pilotage SALSEA

L’augmentation de la mortalité du saumon en mer influe considérablement sur l’abondance de cette espèce. Pour certains des stocks sous surveillance, cette mortalité est maintenant deux fois supérieure à celle des années 1970. Les causes de cet accroissement demeurent mystérieuses. Il est néanmoins évident que, quelles que soient les décisions prises dans les eaux douces pour conserver les stocks sauvages, si le poisson meurt en milieu marin, ce travail s’en trouve affaibli. Face à cette situation, l’OCSAN a mis en place une Commission Internationale de Recherche sur le Saumon Atlantique. Cette Commission a rédigé un inventaire des recherches en cours portant sur la mortalité du saumon en mer. Celui-ci a révélé que les Parties de l’OCSAN et leurs partenaires dépensaient actuellement environ 6 millions de livres sterling tous les ans pour la recherche dans ce domaine. Cet inventaire a également permis d’identifier les lacunes du programme de recherche et de définir les priorités. Un nouveau programme de recherche complet et innovateur a ainsi été développé. Le programme SALSEA offre une opportunité unique d'acquérir des connaissances sur la répartition des saumons atlantiques dans l'océan, leurs déplacement, comment ils utilisent les courants océaniques, quels sont leur source de nourriture, et quels facteurs influencent leur migration et leur distribution en mer. SALSEA cherche à réunir les ressources intellectuelles et scientifiques dans un effort coopératif concerté afin d'identifier les facteurs influençant sur la mortalité des saumons en mer et les possibilités de les contrecarrer. Le programme SALSEA associe maintenant un programme de collecte de fonds qui permettra de financer les recherches supplémentaires requises.

Mars 2007 - La campagne d'observation des blessures de saumon dans sa 4ème annéeDepuis 1996, le gestionnaire de l’Observatoire des poissons migrateurs signale régulièrement qu’une partie non négligeable des saumons observés à Vichy sont blessés. Depuis trois ans un suivi et un rapport annuel détaillé faisant état du nombre de saumons blessés et de la nature de leurs blessures permet de quantifier ces observations.

Il en ressort malheureusement que plus de 60 % des saumons observés en 2006 (sur un échantillon de 450 individus) présentent des blessures. Plus d’un tiers du contingent total présentent des blessures graves pouvant compromettre leur survie.

Ces observations présentées depuis 3 ans lors de chaque réunion officielle n’ont malheureusement débouchées sur aucune mesure ni expertise à ce jour et ne semble pas ou peu alarmer les différentes structures …

Mai 2007 - Dévalaison 2007, situation critique ....

La smoltification est une véritable métamorphose de préadaptation à la vie océanique. Parmi les mécanismes mis en jeu lors de cette transformation, et nécessaires au passage en mer, l’osmorégulation est assurée pour partie grâce à l’activité excrétrice d’ions par les branchies. Ainsi la (Na+K+)-ATPase a été identifiée comme déterminante. Toutefois, malgré la mise en place des mécanismes pré-adaptatifs aux nouvelles conditions, la « fenêtre physiologique » durant laquelle le smolt pourra s’adapter serait une période limitée de quelques semaines dans sa vie. Dans le cas spécifique de la Loire, l’arrivée tardive des smolts en zone estuarienne peut entraîner des mortalités massives résultant, d’une part de la perte de la capacité d’adaptation à l’eau salée (« fenêtre physiologique ») et d’autre part, de l’arrivée en zone estuarienne dans des conditions environnementales (« fenêtre écologique ») défavorables (température, oxygénation…). La survie des smolts et le succès du repeuplement dépendent ainsi de l’adéquation entre les deux fenêtres.

Les conditions que rencontrent actuellement les jeunes saumons sont peu propices à la dévalaison et à préadaptation à la vie océanique.

En effet, le débit de l’Allier à Langeac et à Vichy est 2,5 fois inférieur aux moyennes mensuelles enregistrées depuis les 20 dernières années. De plus les températures actuelles de la rivière (19,5°C à Vichy  mi-avril, température généralement observée mi-juin, plus de 22 °C fin avril à Varades) sont déjà très inquiétantes et pourraient fortement compromettre la survie d’une grande partie du contingent dévalant

Ces mauvaises conditions pourraient également avoir des répercutions désastreuses sur la montaison en stoppant toutes activités de migration

Juillet 2007 - Big Jump à Vichy

Le Zèbre Théâtre et Allier sauvage ont créé ensemble, avec la participation du Conservatoire des sites de l’Allier, la LPO Auvergne, l’association Saumon Sauvage et S.O.S. Loire Vivante et sous l’égide de l’Office de Tourisme, trois jours de fête (13, 14 & 15 juillet) sur la rivière et autour de l’eau, pour la ré-ouverture de la plage des Célestins et le Big Jump, fête européenne de la baignade et des rivières vivantes. 

Trois objectifs se conjuguent dans ce projet : 

1° Ré-ouvrir à la baignade la plage des Célestins fermée depuis 1969, située en rive droite de la rivière (au cœur de la cité thermale) et réaménagée pour l’été 2007 dans le cadre du grand projet de mise en valeur des berges du Lac d’Allier.

 2° Préfigurer une grande manifestation  estivale de portée nationale, à l’échelle régionale pour 2007, mêlant fête, culture et environnement et pouvant se développer sur un réseau de sites coordonnés tout au long du cours de l’Allier.

 3° Contribuer à sensibiliser les habitants du Val d’Allier aux enjeux de préservation de la rivière, en particulier de ses agglomérations urbaines, et à en faire découvrir les richesses à ses visiteurs, tout en valorisant les actions menées par les associations engagées dans cette voie.

Un chapiteau-forum de 350 m2 sera implanté sur la prairie au pied du perré des parcs d’Allier et en bord de rivière, à la fois comme symbole de la présence et des relations de l’homme à la rivière et comme pôle de rencontre et de sensibilisation. Ce forum permanent, animé par les cinq associations.

Février 2007 - Déversement de 212 000 smolts dans l'Allier

Dans le cadre de son système de management qualité-environnement selon les référentiels ISO 14001 et ISO 9001, un contrôle qualité a été effectuée les 29 et 30 janvier 2007 par les agents du Conservatoire National du Saumon Sauvage, du Conseil Supérieur de la Pêche et de la Direction des Services Vétérinaires. Il conclut à un très bon état sanitaire des poissons.

 Dans l’échantillon composé de 1700 individus, 1545 tacons de un an répondent aux critères de qualité requis. Les raisons de refus des 155 poissons se répartissent comme suit :

 ·         100 poissons ont une longueur inférieure à 12,5 cm (parmi les poissons ne répondant pas au critère de taille près de la moitié était des mâles spermiants ce qui expliquerait leur petite taille)

 ·         31 ont un facteur de condition non compris dans la gamme 0,9 à 1,2

 ·         24 ont une longueur inférieure à 12,5 cm et un facteur de condition non compris dans la gamme 0,9 à 1,2

    100% des individus contrôlés répondent aux critères de qualité de nageoires.

 L’analyse récursive des données ainsi obtenues permet d’extraire 2 lois normales à partir de l’échantillon :

 Mode 1 : longueur moyenne = 122 mm – écart-type : 9.05 mm – effectif : 200

 Mode 2 : longueur moyenne = 160 mm – écart-type : 11.80 mm – effectif : 1500

 A partir de l’ajustement des 2 lois normales définies ci-dessus, on peut estimer que moins de 12% des poissons appartiennent au mode bas de l’échantillon et ne dévaleront pas au printemps 2007.

 On peut également noter que plus de 10% des poissons échantillonnés présentaient une ablation partielle ou ne présentaient aucune marque d’ablation. Ces poissons pourraient ne pas être considérés comme marqués lors d’un contrôle vidéo. Ce taux d’erreur sera donc à prendre en compte dans les résultats des futurs comptages (qui sont actuellement présentés au millième de saumon près !).

   Le système permettant de détecter les poissons équipés d’un transpondeur a permis de cibler l’activité de dévalaison des jeunes saumons dès la fin février. De plus les températures et les débits en ce début du mois de mars nous ont apparut particulièrement favorables à la dévalaison. Le Conservatoire National du Saumon Sauvage a donc procédé du 28 février au 2 mars 07 au déversement 212 000 smolts (soit près de 66 000 ESSD) entre Chanteuges et Brioude.

Janvier 2007 - Un établissement certifié ISO 14 001 et ISO 9001

En s’engageant dans cette démarche de certification ISO 14001 et ISO 9001, le Conservatoire National du Saumon Sauvage souhaite être en totale cohérence avec sa mission. Il affirme ainsi, la prise en compte de l’environnement dans le cadre de ses activités. La finalité de ce projet est d’obtenir un outil dynamique permettant de gérer au mieux son impact environnemental et d’améliorer la performance de l’entreprise en s’appuyant sur la satisfaction des besoins des clients.

Dans ce cadre, la mise en place d’un système de management qualité-environnement selon les référentiels ISO 14001 et ISO 9001, permet d’une part de valoriser l’expérience acquise au cours des précédentes années d’activités, et d’autre part d’impliquer l’ensemble du personnel de la structure dans un projet commun et en total accord avec leur fonction. 

De plus, la mise en place d’un tel système de gestion et d’analyse des activités de la structure, permet de formaliser son fonctionnement et donc d’accroître son efficacité en gérant plus rationnellement certaines activités et donc certains flux.

Enfin, la mise en place d’une telle démarche nécessite également de mener une réflexion concernant les possibles situations d’incidents et donc d’être préparé à gérer les situations de crise pouvant avoir un impact environnemental.

La certification ISO 9001 a été obtenue au terme d'un processus rigoureux et reste le moyen privilégié pour rendre visibles les efforts en matière de qualité par le Conservatoire National du Saumon Sauvage.

Celui-ci, en obtenant ces certifications, renforce sa vocation et s’engage encore davantage dans sa mission de sauvegarde de notre patrimoine environnemental.

Janvier 2007 - Détermination de l’âge du saumon

 Au tout début de sa vie, les écailles se développent à partir de bourgeons scalaires et protègent la plus grande partie du corps des alevins de saumon. Le nombre d’écailles reste constant, ou presque constant, toute sa vie durant. Parfois, des écailles sont perdues et de nouvelles « écailles de remplacement » s’établissent rapidement pour recouvrir les petites surfaces exposées de la peau. A mesure que le saumon grandit et qu’il passe du stade petit tacon à celui de gros saumon, chacune des écailles voit sa taille augmenter, mais leur nombre reste le même.

Les écailles ne se développent pas à une vitesse constante. Les anneaux de nouveau matériel, appelés circuli (circulus au singulier), sont déposés à la marge de l’écaille. Etant donné que le saumon grossit beaucoup plus rapidement en été qu’en hiver, les circuli d’été sont beaucoup plus importants que les circuli d’hiver. Ainsi, un assortiment important de circuli d’été avec de minces circuli d’hiver à l’extérieur peut être interprété comme une année de croissance tant pour l’écaille que pour le saumon. Par addition de ces bandes, appelées annuli, on peut déterminer l’âge du poisson.

Lorsqu’un saumon s’alimente en mer, il grossit beaucoup plus rapidement que le fait un tacon en rivière. En regardant le nombre d’annuli très étroits au centre de l’écaille, on peut déterminer le nombre d’années passées en rivière (il peut y avoir uniquement un seul annuli étroit chez un poisson qui n’a passé qu’un an en rivière). En comptant les annuli beaucoup plus larges (à l’extérieur des petits annuli de rivière) on peut déterminer le nombre d’années passées en mer.

Le retour d’un saumon en eau douce provoque un arrêt de croissance tant du corps que de l’écaille. A partir de l’écaille, on peut dire quand le poisson a cessé de se nourrir et quand il est retourné en eau douce. Par exemple, si l’écaille d’un saumon capturé en juillet ne montre pas du tout de croissance après que les circuli de l’hiver précédant aient été déposés au pourtour de l’écaille, nous savons qu’il a arrêté de se nourrir avant le printemps, lors de son entrée en rivière (probablement en mars-avril).

Lors de la période de préparation pour la fraye, le tissu du pourtour de l’écaille est absorbé par le corps. Si l’on observe les écailles d’un charognard (saumon dévalant après la fraye), elles apparaissent érodées. Si ce charognard retourne en mer pour s’alimenter, puis revient en rivière, la nouvelle marque de croissance sur l’écaille sera à l’extérieur de la partie érodée. La partie érodée, avec la partie qui s’est ajoutée constituent une marque de fraye. Quelques charognards retournent à la rivière pour frayer une seconde fois à l’automne qui suit la fraye précédente, de sorte qu’on ne peut voir que de larges circuli d’été à l’extérieur de la marque de fraye. D’autres restent en mer une année complète ou plus, avant de retourner en rivière. Chez ces poissons on pourra voir un annulus complet (parfois plus) de gros circuli d’été avec des circuli étroits d’hiver à l’extérieur

Décembre 2006- Frayères sur la Desges : année record !  

Parmi les 250 saumons recensés à la station de comptage de Langeac, quelques uns d’entre eux ont choisi la Desges, petit affluent de l’Allier pour perpétuer le fabuleux cycle de Salmo salar L. Ces individus reviennent des îles Féroé, entre l’Islande et l’Écosse, ou du Labrador où ils se sont nourris pendant deux à trois ans. A la plus grande satisfaction du public, plus de 20 frayères ont pu être observées sur la Desges entre sa confluence avec l’Allier et le village de Chanteuges. Bien entendu, la présence de ces saumons depuis trois ans correspond à la mise en service du Conservatoire National du Saumon Sauvage dont l’alimentation en eau se fait principalement à partir de la Desges.  

L’orientation et la navigation peuvent amener un saumon sur son domaine dans l’Atlantique Nord, et le ramener près de sa rivière natale. La dernière partie du voyage demande une grande précision pour que le saumon puisse le terminer dans la section de la rivière où il est né. Il apparaît que chaque rivière et chaque tributaire de chaque rivière possède son propre goût et sa propre odeur. On ne sait pas trop comment les saumons juvéniles mémorisent l’odeur de leur propre rivière, juste au moment de les quitter à l’état de saumoneau. Les tacons élevés dans une rivière puis relâchés comme saumoneaux dans une autre, retourneront à cette dernière. Les tacons élevés dans une rivière puis relâchés en mer comme saumoneaux ne retourneront pas à leur rivière d’origine. Il semble qu’ils ne reconnaissent pas le « goût » de la rivière s’ils ne l’ont pas dévalée activement comme saumoneaux. On ne connaît pas, exactement, ce qui constitue le goût particulier d’une rivière a saumons. Tout semble indiquer que la géologie, l’agriculture, l’utilisation des terres et le type de sol du bassin hydrographique de la rivière apportent tous une contribution au parfum unique de la rivière. Il se pourrait aussi que les tacons vivants dans la rivière relâchent une sorte de phéromones (un message chimique). Chaque population de tacons d’une rivière pourrait posséder sa propre marque de phéromones de façon à ce qu’un saumon retourne dans une population apparentée. Ce phénomène pourrait expliquer pourquoi le saumon retourne souvent dans le petit tributaire où il est né. Et c’est ainsi que le saumon achève son voyage, vers son lieu de naissance  Nombreux sont les riverains qui sont venus observer les femelles, souvent en compagnie du mâle, nageant de long en large au-dessus du gravier, recherchant un endroit favorable pour son nid. Son choix est basé sur la taille du gravier (jusqu’à la grosseur d’une balle de tennis), la profondeur de l’eau (15-50 cm dans la plupart des rivières) et la vitesse du courant (idéalement 40-45 cm/sec.). Les œufs doivent être protégés par une couche de cailloux suffisamment lourds pour éviter d’être emportés par les crues, et cette couche doit être suffisamment perméable pour permettre une percolation adéquate assurant l’alimentation en oxygène.  

Novembre 2006 - Des frayères en amont de Luc 

Après avoir remonté à contre-courant ses 920 kilomètres, Salmo salar achève sa course épuisé et amaigri. Avec une idée en tête : retrouver Madame. Ce sera novembre ou décembre. Celle-ci parcourra les zones peu profondes de la rivière, en quête d’un nid, qu’elle creusera à l’aide de sa queue, parmi les galets. Elle y attendra l’heureux élu. Alors elle expulsera, par grappes orangées, ses ovules translucides sur lesquels son compagnon répandra sa laitance.

Cette année, elles sont particulièrement nombreuses à fréquenter le Haut-Allier. Des frayères ont même été observées au hameau de Rogleton. « La photo ci-dessus a été prise le 26 novembre à Laveyrune, 2.5 km en amont du petit village de Luc (48). La femelle creusait le gravier pour recouvrir les oeufs, c'était la fin du frai. Elle paraissait épuisée car les poissons étaient sur la frayère depuis au moins douze jours. Au début, il y avait un male plus petit puis il a été chassé par un plus gros qui était également agressif envers les truites. Il tolérait cependant les tacons. On en distingue d’ailleurs un d’une quinzaine de centimètre entre la femelle et le mâle ».  Information et photo de J. BOUVIER 

 Novembre 2006 - Opération de marquage des futurs smolts 

Le marquage des jeunes saumons par ablation de la nageoire adipeuse doit permettre de définir les taux de retour du saumoneau à l’adulte. Actuellement, cette stratégie est la seule permettant d'identifier les géniteurs lors de leur retour en rivière.

Les 300 000 sujets marqués du 16 au 25 octobre dernier seront déversés fin février 2007 et seront repérés aux stations de comptage de Vichy puis de Langeac après 1 à 3 années passées en mer (2008 à 2010 pour ceux qui dévaleront en 2007 et de 2009 à 2011 pour ceux qui passeront un an de plus en rivière). Une partie des smolts marqués est destinée à la constitution du stock de géniteurs enfermés et sera, de ce fait, conservée à Chanteuges.Cette opération d’envergure, organisée par le Conservatoire National du Saumon Sauvage a été réalisée avec de l’aide des agents du Syndicat Mixte d'Aménagement du Haut-Allier, du Conseil Supérieur de la Pêche, du personnel de l’Association la Fondation Saumon et de l’Association LOGRAMI ainsi que du soutient important de nombreux bénévoles de l’Association Protectrice du Saumon, l’AAPPMA de Langeac et de l’Observatoire des poissons migrateurs de Vichy et de particuliers. Le Conservatoire National du Saumon Sauvage remercie très sincèrement l'ensemble des participants.  

Octobre 2006 - Un comité scientifique au Conservatoire National 

Afin de mobiliser des connaissances et expertises scientifiques les plus larges possibles le Conservatoire National du Saumon Sauvage a mis en place un comité scientifique composé d’experts de renommée internationale, agissant dans le domaine de la biologie, du repeuplement et de la conservation du saumon atlantique.

Gilles Bœuf, Professeur des Universités Université Pierre et Marie Curie, Paris 6, Président du Comité Scientifique de l’IFREMER,

Sylvie Dufour; Directeur de Recherche CNRS, directeur  de l'UMR 5178 CNRS, membre du Comité National de la Recherche Scientifique pour la section Reproduction et Développement (2000-2004) et (2004-2007) et membre du Comité scientifique de l'ANR blanche Ecologie et Agronomie,

Bror Jonsson, Norwegian Institute for Nature Research,

Stephen D. McCormick Conte Anadromous Fish research Center,Turner Falls, MA – USA,

Sthephen Gephard, Supervisor fisheries Biologist, State of Connecticut,

Yvan Turgeon - Québec-Canada – Responsable des activités piscicoles pour le ministère des Ressources naturelles et de la Faune,

Eric Verspoor, travaille en génétique moléculaire des populations et est responsable  pour la Conservation and Restoration at Fisheries Research Services (FRS) en Ecosse,

Ken Whelan Président de NASCO,

Etienne PREVOST, membre du GRISAM, Groupement d’Intérêt Scientifique portant sur les Poissons Amphihalins (GRISAM) créé en 1993 à l’initiative de 4 établissements publics (Cemagref, CSP, IFREMER, INRA) travaillant notamment sur les populations de poissons migrateurs.Ce comité doit permettre d’analyser la situation annuelle de la population de saumon sur l’axe Loire- Allier, d’analyser l’efficacité des stratégies mises en œuvre en terme de conservation et de repeuplement et enfin d’orienter les actions futures en fonction de l’état des connaissances.  

Mai 2006 - 58 % des saumons observés en 2005 présentent des blessures 

Depuis 2004, l’Association de Préfiguration pour la Création de la Fondation Saumon, commande et finance un rapport détaillé faisant état du nombre de saumons blessés et de la nature de leurs blessures. Situé à 650 kilomètres de l’embouchure de la Loire, le barrage de Vichy a constitué depuis 1963 un obstacle physique majeur pour la migration des poissons. Depuis 1996, la ville de Vichy a équipé le pont-barrage en systèmes de franchissement efficaces et contrôlables destinés principalement aux poissons migrateurs. Un observatoire, implanté à l’amont de la passe à poissons a été créé pour permettre au public d’observer les poissons migrateurs de l’Allier lors de leur passage dans le dispositif de franchissement.  Depuis 1996, le gestionnaire de l’Observatoire des poissons migrateurs signalait régulièrement qu’une partie non négligeable des saumons observés à Vichy étaient blessés. Or, aucune étude permettant de quantifier ces observations régulières n’avait jusqu’alors été mise en place. Depuis 2004, l’Association de Préfiguration pour la Création de la Fondation Saumon, commande et finance un rapport détaillé faisant état du nombre de saumons blessés et de la nature de leurs blessures. 

Il en ressort malheureusement que seulement 47 et 42 % des saumons observés en 2004 puis 2005 (sur un échantillon respectif de 263 et 209 individus) ne présente aucune blessure apparente. Prés de 2/3 de ces saumons comportent des blessures graves pouvant compromettre sa survie.  

Février 2006 - Chargement en oeufs des incubateurs de terrain

 Le repeuplement est un outil de la restauration qui consiste à rétablir le plus rapidement possible une population sauvage autosuffisante. Depuis sa mise en service en 2001, le Conservatoire du Saumon Sauvage des produits de repeuplement dans le cadre de programmes de restauration du bassin de la Loire. Actuellement pratiquement tous les stades sont utilisés pour le repeuplement (œufs, alevins nourris et smolts). Avec le concours des AAPPMA de Langeac et de Saugues, de l’ Association Protectrice du Saumon et de la commune de Blassac, le Conservatoire du Saumon Sauvage et le Syndicat Mixte d'Aménagement du Haut-Allier ont procédé, du 19 au 28 janvier, au chargement des 6 incubateurs présents sur le Haut-Allier.L’immersion d’œufs dans incubateurs de terrain est une méthode largement développée au Québec. Un incubateur peut accueillir environ 50 000 œufs. C’est un grand bac « d’incubation et de résorption » dans lequel circule en permanence de l'eau de rivière. L'incubation se passe dans des conditions très proches de celles du milieu naturel. Lorsque les œufs éclosent, les alevins, bien qu'à l'abri des prédateurs, quittent les clayettes d’incubation et descendent sur le fond de gravier pour s'y cacher en attendant la résorption totale de leur vésicule. Au bout de quelques semaines, ils sortent des graviers et rejoignent la rivière via la conduite du trop plein d’évacuation de l’eau.    

Mars 2006 - Etude du comportement migratoire des smolts par radio-pistage en 2005 

Le suivi avait pour objectif de (1) préciser la période de dévalaison et mieux appréhender les éventuels retard, (2) de vérifier que la période de dévalaison soit en phase avec la fenêtre physiologique d’adaptation à l’eau de mer et (3) d’estimer la vitesse de dévalaisonCe suivi, réalisé à partir de 28 sujets issus du Conservatoire du Saumon Sauvage, couvrait la majorité de l’axe depuis la partie amont du bassin de l’Allier (Vieil-Brioude) jusqu’à Tours (565 km). Pour affiner les informations recueillies et stockés par deux postes récepteur-enregistreur fixes, des survols aériens ponctuels ont été réalisés à plusieurs reprises afin de localiser précisément les poissons.Deux lots de 14 poissons, équipé de radio-émetteurs, ont été déversés les 25 mars et le 12 avril respectivement à Vieil-Brioude (lot 1) et à Vichy (lot 2). L’hydraulicité de l’Allier a été favorable aux déplacements de poissons vers l’aval. En effet les écoulements de l’Allier puis de la Loire représentaient 1.12 et 2.58 la moyenne mensuelle de référence, pour une moyenne de 1,29 (lot 1) et 2.57 (lot 2).Les smolts ont réalisé le parcours à des vitesses de 27 (lot 1) et 50 km/jour (lot 2).    

Août 2005 - La Salmoniculture du Haut-Allier : 5 années de production

La Salmoniculture du Haut-Allier a une capacité de production qui en fait la plus grande salmoniculture de repeuplement d’Europe. Grâce au financement des partenaires du Plan Loire et au soutien du programme européen LIFE, près de 2,7 millions d’œufs, 3,3 millions d’alevins et plus de 580 000 smolts ont été déversés. Pour la cinquième année consécutive la Salmoniculture du Haut-Allier a pleinement remplie son rôle d’unité de production pour l’Allier et ses affluents.

 

Objectif 2005

Réalisé

 

œufs

300 000

504 000

+ 68 %

alevins

350 000

485 000

+ 39 %

smolts

200 000

211 000

+6 %

L’unité de production de juvéniles de Chanteuges alimente également en oeufs fécondés et en alevins les deux unités satellites de la Gartempe. La salmoniculture, dans la continuité du partenariat engagée depuis de nombreuses années par la pisciculture du Conseil Supérieur de la Pêche d’Augerolles fournie une partie du surplus d’œufs pour la recolonisation d’autres grands axes fluviaux tels que le Rhin.Depuis la mise en service de la Salmoniculture du Haut-Allier en 2001, l’enveloppe budgétaire initialement prévue a été rigoureusement respectée. Rappelons que pour la période 2005-2006 le coût de production de cette pisciculture est de 438 K€ . Elle bénéficie du soutien de l’Agence de l'Eau Loire-Bretagne, de l’Etablissement Public Loire, de la Conseil Régional d’Auvergne, du Conseil Général de la Haute-Loire, d’Electricité de France, du Conseil Supérieur de la Pêche et de Logrami     

8 août 2005 - Un livre fascinant sur le saumon Atlantique

 Ce livre superbement illustré, Le Saumon atlantique, fournit un état clair et précis du cycle de vie extraordinaire du saumon. Il permet de découvrir son voyage de plusieurs milliers de kilomètres depuis les frayères, à la source de sa rivière, jusqu’aux lointaines côtes du Groenland.

L’auteur, Dr Malcolm Greenhalgh, expert naturaliste reconnu en Grande-Bretagne, spécialiste du saumon et de la truite de mer, décrit la situation difficile du saumon atlantique en s’appuyant sur les dernières découvertes scientifiques. Il explique précisément où les saumons vont en mer, ce qui influence leur retour en rivière, l'impact du réchauffement global sur les migrations, ce que nous pouvons dire à la lecture de ses écailles et bien plus encore.

L’artiste, Rod Sutterby, est un pêcheur passionné et un naturaliste. Dans ses fascinantes huiles et aquarelles, il peint les saumons comme il les voit, avec une exactitude et une beauté étonnantes, transcrivant chaque nuance, chaque mouvement avec beaucoup de subtilité.Distribué et traduit par la Fondation Saumon.   

Août 2005 - Des pêches scientifiques afin de déterminer de façon plus précise l’arrivée et le passage des smolts en estuaire 

Le programme de recherche réalisé sous la direction du Muséum National d'Histoire Naturelle par L’association de préfiguration Fondation Saumon en collaboration avec L’université P & M Curie et l’Institut des Sciences de l'Ingénieur de Clermont Ferrand, suit sont cours. Cette étude vise à optimiser l’utilisation du potentiel productif des habitats naturels de la rivière Allier en maximisant l’efficacité des déversements. Elle doit en particulier préciser les conditions de dévalaison des smolts de souche Allier et déterminer de façon plus précise leur arrivée et leur passage en estuaire.

11 pêches au guideau ont été réalisées par Monsieur PERRAUD, pêcheur professionnel, du 12 avril au 30 juin 2005. 64 jeunes saumons ont ainsi été capturés à proximité de Monjean-sur-Loire à environ une centaine de kilomètres de l’estuaire.   

Date de pêche

smolts capturés

12-avr-05

21

13-avr-05

25

19-avr-05

6

20-avr-05

5

29-avr-05

5

11-mai-05

0

24-mai-05

2

31-mai-05

0

15-juin-05

0

22-juin-05

0

30-juin-05

0

Total

64

 La taille moyenne des smolts est de 17,3 cm pour un poids moyen de 43,7 g.57% des jeunes saumons échantillonnés présentent une ablation de la nageoire adipeuse et sont donc issus des déversements de smolts de la Salmoniculture de Chanteuges.Parmi ces poissons marqués, 37 % sont porteurs d’une cryomarque et proviennent du lot des 15 000 smolts déversés sur les secteurs aval (proximité de Moulins).   

Avril 2005 - 53 % des saumons observés à Vichy en 2004 présentent des blessures 

L’observatoire, implanté à l’amont de la passe à poissons, a été créé pour permettre au public d’observer les poissons migrateurs de l’Allier lors de leur passage dans le dispositif de franchissement. Le suivi des effectifs de saumons démontre que la population oscille entre 300 et 600 individus avec une année encourageante à 1.238. Depuis 1996, l'ancien gestionnaire de l’Observatoire des poissons migrateurs attestait régulièrement qu’une partie non négligeable des saumons observés à Vichy étaient blessés. Or, aucune étude permettant de quantifier ces observations régulières n’avait jusqu’alors été mise en place.

L’Association de Préfiguration pour la création de la Fondation Saumon a donc commandé et financé un rapport détaillé de 125 pages faisant état du nombre de saumons blessés et de la nature de leurs blessures.Il en ressort malheureusement que seulement 47 % des saumons observés (sur un échantillon de 263 individus) ne présente aucune blessure apparente. 23 % de ces poissons comportent des blessures graves pouvant compromettre leur survie. Devant ce constat alarmant l’Association de Préfiguration pour la création de la Fondation Saumon a décidé, lors de son conseil d’administration d’en informer l’ensemble des partenaires du Plan Loire et de confier au NASCO (Organisation pour la conservation du saumon de l’Atlantique nord), le dossier pour expertise. Cette étude est reconduite en 2005.    

Mai 2005 - La rencontre du NASCO organisée pour la première fois en France par l’association Fondation Saumon 

Le NASCO a été établi en 1984. Il s’agit d’une organisation internationale dont l’objectif est de contribuer, à travers la consultation et la coopération, la conservation, la restauration, le développement et la gestion internationale des stocks de saumon en considérant les meilleurs avis scientifiques disponibles. Le bureau est constitué de 120 représentants de toutes les parties de la convention : Canada, Danemark (en raison des îles Féroé et du Groenland), l’Union européenne, l’Islande, la Norvège, la Fédération russe et les Etats Unis d’Amérique. L’Association de Préfiguration pour la création de la Fondation Saumon est accréditée à l’Organisation pour la Conservation du Saumon de l’Atlantique Nord et participe à ce groupe de travail.Suite à l’invitation commune des ministres de l’Ecologie et du Développement durable et de l’Agriculture, la France accueillera pour la première fois les XXIIème rencontres du NASCO, à Vichy du 6 au 11 juin. L’organisation est assuré par l’Association de Préfiguration pour la création de la Fondation Saumon en partenariat avec la ville de Vichy.     

Avril 2005 - Le premier smolt radio-marqué à Tours

 Observation de la migration de smolts par monitoringLe programme de recherche lancer par l’Association de Préfiguration pour la création de la Fondation Saumon doit préciser les conditions de dévalaison des smolts de souche Allier. Dans le cadre de ce programme, un suivi de smolts par radio-pistage est conduit sur trois ans.L’utilisation de la télémétrie pour le suivi de la migration des smolts est une technique très développée depuis des années (Moore 1999). Les programmes les plus importants sur de très longues distances (> 800 km) et jusque dans l’estuaire sont effectués aux Etats Unis.L’objectif est de suivre en direct la dévalaison de smolts préalablement marqués avec un émetteur. Ce suivi s’effectuera à partir de 28 sujets issus de la salmoniculture de Chanteuges, relâchés sur différents points (14 individus mis à l’eau le 25 mars à Vieille-Brioude puis 14 déversés le 12 avril à Vichy). Il couvre l’ensemble de l’axe depuis la partie amont du bassin de l’Allier jusqu’à l’estuaire de la Loire. Un poste fixe (récepteur-enregistreur) installé à Tours, dans les locaux de l’Université François-Rabelais, a détecté le premier smolt le mardi 12 avril. Ce smolt a ainsi parcouru les 565 km séparant Vieille-Brioude de Tours en 18 jours.     

Janvier 2005 - La Fondation Saumon lance sur trois ans son programme de recherche 

Le programme de recherche d’une durée de 3 ans (2005 à 2007) vient d’être accepté par l’ensemble des partenaires. Cette étude, réalisée en collaboration avec le Muséum National d'Histoire Naturelle, l’Observatoire océanologique Laboratoire P & M Curie et l’Institut des Sciences de l'Ingénieur de Clermont Ferrand, bénéficie d’une aide de la Région Auvergne, de la Fondation NATURE&Découvertes et de la Fondation d’entreprise TOTAL .Cette étude vise à optimiser l’utilisation du potentiel productif des habitats naturels de la rivière Allier en maximisant l’efficacité des déversements. Elle doit préciser les conditions de dévalaison des smolts de souche Allier et vérifier leur adéquation avec le repeuplement des grands fleuves européens     

Janvier 2005 - Le saumon de Loire à la conférence internationale « Biodiversité, science et gouvernance » 

Un poster sur le saumon de Loire sera présenté par la Fondation Saumon lors de la conférence internationale « Biodiversité, science et gouvernance », qui s'est tenue à Paris du 24 au 28 janvier 2005.

Ce poster présente le programme de recherche, réalisé par l’Association de Préfiguration pour la création de la Fondation Saumon. Il a pour objectif d’optimiser l’utilisation du potentiel productif des habitats naturels de la rivière Allier en maximalisant l’efficacité des déversements. Il doit également préciser les conditions de dévalaison des smolts, vérifier leur adéquation avec l’état du milieu afin d’envisager des modifications dans les modalités d’élevage et de repeuplement si le déphasage est trop important.Cette étude se compose de six parties et devrait se dérouler sur une période de 3 ans (2004 à 2006). Réalisée en collaboration avec le Muséum national d'histoire naturelle, le Freshwater laboratory de Pitlochry, l’Université Pierre et Marie Curie (UMR CNRS 7628) de Banyuls-sur-Mer, l’Observatoire océanologique ARAGO, le Laboratoire Pierre et Marie Curie et l’institut des sciences de l'ingénieur de Clermont Ferrand, elle bénéficie d’une aide de la région Auvergne, de la Fondation NATURE & Découvertes et de la Fondation d’entreprise TOTAL pour la biodiversité et la mer.     

Septembre 2004 - Le domaine du Pradel

 La ferme du Pradel, site de développement de la Fondation Saumon, est située sur la commune de Saint-Julien-des-Chazes. Cette ferme de 722 m² environ, avec des bâtiments d’hébergement et de restauration ainsi que des dépendances, est sise sur 25 ha de terrain (dont plus d’un kilomètre de berge de l’Allier). Des travaux de restauration sont en cours et devraient permettre très prochainement :

L’installation du siège social de la Fondation, avec ses bureaux qui accueilleront à terme quatre personnes.

L’accueil des scolaires

L’accueil des partenairesL’accueil des universitaires et autres scientifiques

L’accueil de pêcheurs et des organismes les représentant L’accueil des organismes nationaux et internationaux oeuvrant pour la défense du saumon (NASCO, ASF, WWF, ect …)

L’accueil tout public  

Septembre 2004 - La délégation de service public pour l’observatoire des poissons migrateurs de Vichy confiée à la Fondation Saumon

La ville de Vichy a confié la gestion de l’Observatoire des poissons migrateurs de Vichy à la Fondation Saumon pour 3 ans. Cette collaboration va permettre à la ville de Vichy et à la Fondation de mener des actions communes. L’Observatoire, implanté à l'intérieur de la passe à poissons située en rive droite de l’Allier, a été créé pour permettre au public d’observer les poissons migrateurs lors de leur passage dans le dispositif de franchissement et de promouvoir la protection des poissons migrateurs et du milieu dans lequel ils vivent. La Fondation contribue ainsi à la promotion et à l’animation du lieu auprès du public ainsi qu'à la valorisation pédagogique des observations scientifiques.